Un nombre croissant de PDG démis de leurs fonctions pour manquements à l’éthique

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Depuis 2012, le nombre de démissions de responsables d’entreprises pour des scandales liés à l’éthique a augmenté de 36%.

Le nombre de PDG démis de leurs fonctions à cause d’affaires de corruption, de délits d’initié, pour des problèmes d’harcèlement ou des actions menant à un désastre écologique a fortement augmenté ces dernières années. Surtout pour les entreprises cotées en bourse ayant un fort capital.
Cette étude menée par le cabinet PwC montre que dans les 2500 premières entreprises cotées en bourse dans le monde, le turn-over des dirigeants est très important, la plupart sont retirés de l’entreprise à cause de comportements inappropriés liées à l’éthique.
Deux autres points sont mis en avant par l’analyse du cabinet PwC. L’étude publiée ce lundi 15 mai montre qu’entre 2007 et 2011, 3,9% des changements de dirigeants sont liés à des affaires d’éthique, de corruption, délits d’initié et scandale écologique alors qu’on retrouve un chiffre en hausse de 5,3% pour les mêmes raisons depuis 2012.

La hausse est principalement marquée par les grandes sociétés, d’après PwC. « Il y a de plus grandes attentes concernant la moralisation de la vie publique », rapporte Pierre Péladeau associé Strategy&, l’activité de conseil en stratégie de PwC, qui attribue l’augmentation des évictions pour cause éthique à plusieurs facteurs.

Les entreprises du monde entier sont concernées

Les conseils d’administration sont bien plus conscients des risques liés à ce genre d’affaires. Pierre Péladeau explique que les dirigeants savent qu’ils sont davantage surveillés et font donc plus attention que par le passé, il précise que « l’ensemble des régions du monde sont concernées ».
Selon PwC, Le nombre de départs de dirigeants des grandes entreprises depuis 2012 à augmentés de 41% dans les pays d’Europe Occidentale. Une hausse impressionnante de 142% pour les Brics et pour les Etats-Unis de +102%.

Selon l’étude, les raisons d’une telle hausse viendraient aussi de « la méfiance de l’opinion publique suite à la crise financière de 2007-2008 », le « renforcement de la réglementation », mais aussi « l’arrivée massive des moyens de communication numérique », à l’origine d’une « accélération de l’information », qui nous parvient en continu.

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Professeur d'économie en université, je rédige de temps en temps pour Lecitoyen.fr dans les domaines de l'économie et l'actualité française.

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